Nous voici dans la dernière ligne droite de cette série d’articles, le moment où vous êtes parvenus à produire un texte structuré, clair, informatif et, pourquoi pas, distrayant. Comme pour toute réalisation à caractère professionnelle, l’étape suivante consiste à en assurer la communication et la visibilité. La com’ d’un article, c’est sa titraille.

Le terme de titraille désigne divers éléments d’un texte :
  • le titre ;
  • le chapô ;
  • les intertitres ;
  • les légendes ;
  • les sur-titres et sous-titres.

Ce sont donc tous les éléments mis en avant grâce aux balises <hn°> </hn°>, qui servent à indiquer aux moteurs de recherches quels sont les mots clés et éléments les plus représentatifs et importants d’un texte. A noter que les sur-titres et sous-titres ne sont que très peu utilisés pour les publications en ligne, et je n’en parlerai donc plus dans cet article.

La titraille : slogans et pauses indispensables


Le titre, c’est le slogan de vos contenus, ce qui doit vous permettre de susciter l’intérêt et / ou la curiosité de vos lecteurs. Très important dans la presse écrite et pour les textes publiés sur les sites internet et les blogs, le titre est primordial lorsque vos contenus sont également partagés sur les réseaux sociaux. Ce seront en effet les seuls mots que verront vos cibles pour décider si elles sont intéressées.

 
Il existe deux grandes catégories de titres :
  • informatif : le titre annonce le message principal, votre thèse, et contient les mots clés qui illustrent vos propos. Il s’agit de donner aux lecteurs des moyens d’imaginer le contenu qui suit afin de leur permettre d’exercer un choix éclairé (“est-ce que cela me concerne et vais-je prendre du temps pour le lire ?”) ;
  • incitatif : le titre “titille” la curiosité des lecteurs en utilisant l’humour, un décalage sémantique, une tournure inattendue, etc.

Le titre de cet article, à l’instar de ceux qui l’ont précédé, sont informatifs. En ajoutant au titre “5 manières de créer du contenu pertinent pour vos cibles” un commentaire du genre “vous n’auriez jamais pensé à la quatrième”, j’incorporerais un élément incitatif puisque je défierais ainsi les lecteurs de le consulter. J’aurais également pu choisir le classique “pour les nuls”, qui amènerait les lecteurs à vérifier s’ils sont nuls ou non.

Le titre incitatif est amusant, mais également assez risqué, puisqu’il repose généralement sur l’humour ou la provocation, et qu’il n’est jamais possible de maîtriser totalement la position de vos cibles sur ces points.

Les règles pour un titre performant

regle redaction contenu titre

Pour les titres informatifs, que je vous suggère de privilégier, il faut éviter que votre titre ne se retrouve sur deux lignes une fois publié et il n’y a jamais de point (final, d’interrogation ou d’exclamation).
Pas de point final par convention typographique.
Pas d’interrogation car vous êtes censés apporter une réponse (la question, c’est votre angle…).
Pas d’exclamation, car c’est un peu comme rire à sa propre blague.

Pour évaluer la qualité d’un titre, vous pouvez exploiter le “gueuloir” de Flaubert (en privé ou avec des proches, au risque de passer pour un fou).
Même si le titre est le premier élément qui vous soit venu à l’esprit lorsque vous avez eu l’idée de votre article, c’est l’un des derniers éléments à rédiger, puisqu’il doit annoncer votre texte, et qu’il est ardu d’annoncer ce qui n’existe pas encore.

Le chapô, auxiliaire du titre


Le chapô (il n’y a pas de faute…), c’est le court texte en gras qui s’intercale entre le titre et le premier paragraphe. Dans la pratique journalistique “classique”, il doit permettre d’exposer le plan du texte qu’il précède. Il s’agit une fois encore de donner aux lecteurs les moyens de juger de la pertinence du contenu qu’ils s’apprêtent à lire.
Dans ce texte, je l’ai plutôt exploité pour contextualiser cet article et créer une connivence avec vous, chers lecteurs. Cela dit, le plan est totalement explicité dans mon titre…

Intertitres : aérer le texte et faire apparaître les parties du plan


Un intertitre, c’est cette phrase mise en exergue qui précède le début de ce nouveau paragraphe. Les intertitres ont trois fonctions principales dans un texte destiné à être publié en ligne :
  • aérer le texte pour éviter d’infliger un énorme pavé aux lecteurs, qui pourraient s’en trouver découragés ;
  • annoncer les différentes parties du texte, pour permettre par exemple aux lecteurs qui ne s'intéresseraient qu’à la question des intertitres d’identifier rapidement le passage qui les intéresse ;
  • multiplier les occurrences des mots clés mis en avant grâce aux balises adéquates.

A l’instar des titres, les intertitres peuvent être informatifs et incitatifs, mais je vous conseille là encore de privilégier l’information à l’exercice de style. Idéalement, les intertitres partagent le texte en blocs de taille comparable, et il semble pertinent d’en insérer au moins tous les deux / trois paragraphes. Même court, un texte devrait comporter au moins deux intertitres.

La légende pour améliorer le référencement de vos illustrations


 La légende, ce sont les quelques mots qui accompagnent une illustration pour en donner le nom, expliquer le contexte ou nommer les personnes qui y apparaissent. Obligatoire en presse papier, les légendes disparaissent parfois dans les publications en ligne, où elles sont effectivement parfois moins utiles.
Cependant, la légende permet d’attacher des mots aux éléments iconographiques que vous publiez, et, je me permets de vous le rappeler, ce sont les mots qui permettent aux moteurs de recherche d’indexer, classer et afficher vos publications. Ces mots indispensables au référencement de vos contenus doivent apparaître dans les méta-données de vos images (nom et éléments additionnels), mais leur efficacité sera également renforcée par l’ajout d’une légende qui les contient également tout en étant compréhensible pour les internautes.

En conclusion : rédiger, c’est prendre des risques


redaction contenu prendre des risques


Pour cette dernière partie des séries consacrées à la rédaction de contenus pour vos sites  et blogs, je souhaite mettre en perspective l’activité en elle-même.
Se lancer dans une démarche de création de contenus, même lorsque l’objectif est très rationnel et à visée commerciale, c’est aussi une activité créative et avec une dimension littéraire. Nous pouvons nous en réjouir (c’est mon cas) ou le déplorer, mais l’histoire de la langue française est telle qu’il est très difficile de se défaire des velléités stylistiques qui la caractérisent.

Prendre la plume pour s’adresser à des “étrangers”, c’est se mettre à nu, et ce n’est agréable que pour une catégorie bien précise de personnes, loin d’être majoritaire.
La bonne nouvelle, c’est que vous n’êtes pas Victor Hugo en exil à Jersey.
Vous êtes un professionnel entouré d’une famille, d’amis, de collaborateurs et de partenaires qui peuvent vous donner un regard extérieur bienveillant sur votre travail.

Connaître les règles de rédaction de contenus pour les exploiter… et les ignorer


Et comme vous êtes un professionnel convaincu de l’importance de la communication (si ce n’est pas le cas, que faites vous ici ?), vous avez forcément des choses utiles, instructives ou amusantes à transmettre à vos lecteurs. La question à vous poser n’est donc pas “qu’est ce que je peux raconter à mes cibles ?”, mais plutôt “comment raconter à mes cibles ce truc qui va les intéresser ?”

Enfin, même si cela ira nécessairement à l’encontre de certains des points abordés dans cette suite d’articles, raconter des histoires, faire valoir des points de vue, fignoler un argumentaire, c’est un jeu de l’esprit.
Et jouer, c’est chouette.

Toutes les astuces et conseils que je vous propose sont des objectifs vers lesquels il est utile de tendre, et non des critères à respecter à 100%.

Parce que la rédaction, ce n’est pas une science exacte, et c’est très bien ainsi.

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